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En résumé
 

Je vais essayer d’être aussi synthétique que possible afin d’offrir une image de notre projet vu de très haut. De cette distance, vous ne verrez pas les détails (que vous connaissez peut-être déjà). Mon objectif est de vous montrer les grandes lignes et leurs intersections.

Commençons par les changements climatiques.

 

L’émergence de cette catastrophe écologique et notre incapacité collective à régler ce problème est la preuve claire et indéniable des limites du système conventionnel. Nous rendons invivable de larges portions des territoires que nous habitons et cultivons actuellement. Et ce, sous prétexte d’une croissance comptable qui oublie de compter la majorité des valeurs qui contribuent à faire d’une vie, une bonne vie.

Et puis il y a les inégalités sociales.

De façon générale, ce sont les personnes les plus riches (d’argent) qui ont le plus contribué aux changements climatiques par leur utilisation, directe et indirecte, des énergies fossiles. L’énergie est indispensable pour maintenir un niveau de vie confortable. Et à l'injustice économique s'ajoute l'injustice du climat. Car à l'échelle globale, les communautés les plus pauvres sont disproportionnellement frappées par les catastrophes climatiques (ouragans, montée des eaux, sécheresses et inondations).

La population riche a involontairement sacrifié les territoires des populations pauvres pour combler son désir de confort et satisfaire ses occasionnelles envies d’un petit luxe.

Les pauvres blâment les riches pour le problème, car il est plus facile de mettre la faute sur les autres que d’essayer de régler le problème soi-même (surtout quand on a pas d’argent). Pourtant, si les pauvres avaient été à la place des riches, ils auraient fait exactement la même chose qu’eux. Et c’est bien pour ça qu’ils veulent devenir riches.

Les riches, quant à eux, se disent qu’ils méritent bien leur confort et leur occasionnels petits luxes, car ils ont travaillé très fort (ou du moins beaucoup d’heures). N’empêche qu’ils culpabilisent. Alors, ils achètent des produits vernis de marketing vert pour tenter de racheter leurs péchés écologiques.

Les produits qui servent à combler les désirs des riches sont produits par les pauvres. Même les pauvres n'ont pas le temps de s'occuper de leur propre besoins.

Et donc, malgré la bonne volonté de chacun, année après année, les inégalités sociales se creusent à l'échelle mondiale et le climat se réchauffe, un dixième de degré à la fois. Comme une fissure dans les fondations de la société qui croît, centimètre par centimètre.

Je ne dis pas que le système conventionnel est mal intentionné. C'est simplement qu'il obéit à une logique interne qui est largement déconnecté de la réalité. Et je ne dis pas non plus que le système conventionnel est dysfonctionnel, mais simplement qu'il n'est pas à la hauteur du défi de la transition socioécologique.

Mais le monde a déjà vu pire. Et les remèdes pour traiter l'angoisse sont bien connus : les substances pour oublier, la prière pour ne pas désespérer, l’amour pour s’en foutre et l’habitude pour ne plus rien sentir.

Mais, comme tout le monde, j’ai envie de plus.

J’ai envie d’un petit luxe.

J’ai envie d’un monde dans lequel il y a moins d’inégalités sociales. J’ai envie d’un monde dans lequel il n’y a pas de changements climatiques. J’ai envie d’un monde dans lequel chaque personne dispose au minimum d’un revenu universel. J’ai envie d’un monde dans lequel l’énergie est abondante et de sources 100% renouvelables. J’ai envie d’un monde dans lequel le système économique est simple, équitable et efficace.

 

En résumé, j’ai envie d’un monde plus détendu.

Alors, je travaille pour me mériter mon petit luxe.

Céline Dion

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